[ Présentation ]




Bonjour tout le monde...

Alors, alors, si vous êtes ici, c'est normalement, parce que vous êtes amatrices (ou amateurs mais bon, plus rare ) de fictions sur un groupe qu'on ne présentera plus mais que je vais quand même nommer (pour les pommés qui son là par hasard) :Tokio Hotel.... Ou alors vous avez du temps à perdre...En tout cas tant que vous n'êtes pas :

* Homophobes

* Rageu(ses)x

* Maman

* Papa

* Julie (et autres membres de ma famille)

Il se peut que le contenu de ce blog vous intérésse...Du moins si vous êtes comme moi tordu(e)s, pervers, fans de Twincest, il se peut que le contenu de ce blog vous plaise... ;)

Pour en dire un peu plus sur moi, je ne suis pas à mon coup d'essai question fic' mais elles n'ont jamais été publiées sur le net, vous serez donc mes premiers lecteurs... (si on exepte ma bande d'hystériques)
J'attends donc de vous une participation...disons...active...
Je ne m'amuserai pas à faire des 'suite dans 150 coms' -_-' et compagnie, simplement parce que j'écris pour moi, même si ca fait plaisir d'être lue, suivie, et d'avoir des commentaires...

Voilà, voilà, tous les commentaires sont les bienvenus (à part si c'est pour m'insulter sans raison valable, ce qui va de soi ^^')

Bonne lecture!


--- Couleurs : ----

Bill
Tom
Andréas
[Les G's viendront plus tard ^^]



[ Présentation ]
# Posté le mercredi 07 mai 2008 12:40
Modifié le samedi 17 mai 2008 06:21

Chapitre 1 : Memories

Chapitre 1 : Memories
Bien bien bien...
Alors voilà, c'est parti...=)
Autant vous prévenir tout de suite le début sera assez...dur?
L'ambiance assez 'sombre'...enfin...que vous le sachiez tout de suite, je n'ai pas l'habitude d'écrire des trucs tout joli tout rose...Je ne vois pas trop l'intérêt, en tout cas, pour le moment...



[POV Bill]



Bill: haaan ... haaan! [voilà on entre direct dans l'ambiance quoi xD]

Je me forçais à gémir alors qu'il s'enfonçait brutalement en moi, plaquant mon corps contre le cuir sombre
des sièges de sa voiture. J'enfonçais mes ongles noirs dans le fauteuil pour ne pas crier ma douleur et
attendais les lèvres pincées la fin de cette torture autant physique qu'intérieur. Ses halètements envahissaient
tout l'habitacle et il finit par jouir dans un cri rauque qui me fila la nausée. Presque. J'étais bien trop soulagé
que ce soit fini pour m'intéresser à un mal être plus profond, sans mauvais jeux de mots.
J'attendis patiemment qu'il reprenne son souffle et qu'il ne veuille bien se retirer pour me laisser tomber sur
l'un des sièges arrière. Il fit de même et continua de me mater alors que j'enfilais mon jean. Pitié faites qu'il
ne veuille pas recommencer.

... : T'as aimé ça hein salope ? ... lâcha-t-il, haletant.

Je ne levais même pas les yeux vers lui et vérifiais que j'avais bien l'argent dans ma poche.

Bill : Formidable ... lâchais-je froidement.

Je savais que ça n'était pas ce que je devais répondre si je voulais le revoir, mais ce soir, je n'étais pas
vraiment d'humeur pour les mises en scène ... D'ailleurs, il ne m'avait pas payé pour ça ... Et de toute façon,
un client de plus ou de moins...
Je reçu une tape sèche sur la tête qui me sorti de mes préoccupations. C'était le seul vrai risque de ce genre
de 'comportement' ... Que le client le prenne... mal ...

... : T'as le droit d'être poli sale pute ! Je te rappelle que je te paye !

Je reboutonnais ma chemise sans rien répondre et attrapais mon sac tout en ouvrant la portière. Mieux valait
en rester à une claque sur la tête. J'avais assez souvent fait les frais d'abrutis qui ne se contrôlaient pas. Si
on me payait bien je pouvais me montrer violent mais en aucun cas je ne supportais que l'un de mes clients
lève la main sur moi. Sauf accidents, je m'en sortais plutôt bien de ce côté-là. Pour le moment...
Je claquais la portière derrière moi, inspirant une longue bouffée d'air frais. Je savourais le vent qui fouettait
mon visage, me donnant l'impression d'être toujours en vie, de toujours pouvoir ressentir quelque chose.
Quelque chose d'autre que la douleur ou le malaise. Mais à ce sentiment de libération se mêla un dégout
que je ne connaissais que trop bien. Pourtant cela faisait presque quatre mois ... Et encore si je considérais
uniquement le fait d'être devenu officiellement un prostitué. J'avais beau être riche, reconnu, et respecté, déjà
à l'époque je n'en étais pas moins une véritable traînée. A la différence qu'il m'arrivait alors de trouver ça
amusant....









{ FLASH-BACK : 16 mois plus tôt }




Petite note : Je déteste ce passage...Vraiment...Quand je me relis j'ai l'impression de lire un truc d'une gamine de 11ans...Enfin tout ca pour dire que revenir dans son passé a pas été facile et lui trouver un métier encore moins...Bill avocat...Lol quoi...-_-' Mais j'en avais besoin pour marquer la rupture avec...la suite^^


... : Je vous félicite Bill ... Vous avez toujours été un excellent avocat ... Mais ce coup là était vraiment ... époustouflant ! Votre réputation est très bonne voie! Vous réalisez ? Je suis vraiment TRES content de vous ...
Bill : Merci beaucoup monsieur, vous me flattez ... répondis-je avec un sourire éblouissant.

Sourire qui ne me quittait de toute façon plus depuis ce fameux coup.
Je desserrais ma cravate et ouvrais l'un des boutons de ma chemise.

Bill : ... mais je ne serais jamais arrivé là sans vous ...
... :Il est vrai ... lâcha-t-il sur un ton neutre, sincère.

Je sursautais légèrement. Ca n'était pas vraiment la réponse qu'on attendait dans ce genre de situation. Même si dans le cas présent, c'était réellement le cas. Sans ces informations capitales, jamais je n'aurais pu réussir ce tour de passe passe. Coup de pouce que je croyais sans contrepartie mais la suite me détrompa rapidement.

... : Sans moi et mes contacts, jamais vous n'auriez pu faire ce coup gigantesque Bill ... Jamais ... Vous me devez votre succès.
Bill : En effet ... Je ...Je vous en serai toujours reconnaissant ... Croyez-le bien ... lâchais-je peu assuré. Son comportement était étrange et je ne voyais pas où il voulait en venir.
... :Votre reconnaissance ne me sera d'aucune utilité Bill ...

J'ouvrais et refermais la bouche sans rien trouver à dire.

... : Jouons cartes sur table...
Bill : Bien sûr ...
... : Votre réputation vous précède dans d'autres domaines Bill ... J'espère que vous en êtes conscient ... Et votre embauche dans cette boîte n'était pas seulement dû à vos capacités professionnelles ... De même que le choix que j'ai fait en vous confiant à vous mes informations sur cette fabuleuse opportunité pour gagner l'affaire.
Bill : Ah oui ? Je ... ne suis pas sûr ... de bien comprendre, monsieur ...

Il se pencha doucement au-dessus de son bureau sans me lâcher des yeux. Je retenais ma respiration et attendais nerveusement qu'il ouvre la bouche.

... :Je veux ton cul ... Et je crois que j'ai assez attendu maintenant.

J'écarquillais les yeux et me relevais brusquement. Pas que je ne sois pas habitué à coucher avec des collègues ou patrons, comme il me l'avait généreusement fait remarquer mais jamais je n'avais eu ce genre de propositions crues. D'ailleurs ça ne ressemblait pas vraiment à une proposition...

Bill : Pardon ?!
... : T'as très bien compris ...

Il fit le tour de son bureau alors que je restais figé, muet.

... : Je veux te baiser. Tout de suite.

Je reculais d'un pas, effrayé par la lueur dans ses yeux. Il s'approcha de moi mais je faisais volte face pour m'enfuir. Il m'attrapa brutalement au vol et me jeta dans un des fauteuils de cuir face à son bureau. Il me rejoint immédiatement et se rua sur moi en me bloquant les mains alors que je me débattais comme je pouvais. Il réussit à se glisser entre mes cuisses et s'écrase lourdement sur moi. Je me tortillais sous lui en gémissant, essayant de me défaire de sa prise.

Bill : Non ! S'il-vous-plaît ! Pas ça ... Je ...
... : TA GUEULE ! Ne rends pas les choses plus compliquées ! Arrête de bouger !

Sans savoir pourquoi, j'obéissais. Je m'imaginais probablement que ça le calmerait et qu'il me relâcherait. Mauvais pronostic.Il enfoui sa tête dans mon cou et renifle avidement mes cheveux.

... : Bon sang une vrai gonzesse ... Avec une queue ... Délicieux ...[Parfois je me fais peur -_-']
Je tremblais violemment mais il ne semblait même pas le remarquer. Il frottait son visage sur toutes les parcelles de peau qu'il pouvait atteindre comme pour s'imprégner de moi, pour essayer de me posséder.

Bill : Monsieur s'il-vous-plaît ... Je ... J'ai l'âge d'être votre fils ...
... : Alors fais plaisir à papa et enlève moi ce vilain pantalon fiston ... Montre moi ces jolies petites fesses ...

Je frémis de nouveau et tentais tout ce que je pouvais alors qu'il déboutonnait ma chemise.

Bill : Mais vous ... vous êtes ... marié, je ...
... : Qu'est-ce que ça vient foutre là ça ?! T'as l'impression que je vais te demander en mariage après ?!

Lâcha-t-il sèchement en relevant la tête

Bill : Vous...vous n'êtes pas gay!
... : J'ai pas l'impression que ca te regarde...
Bill : S'il vous plait, vous ne pouvez pas faire ça...Je vous ai toujours respecté et...
... : Et ferme ta geule ou je te mets quelque chose dedans qui te feras taire!

Je fermais les yeux et tournais la tête pour ne rien voir de ce qui se passait. Des larmes coulèrent à travers mes paupières closes mais je me taisais. Je n'avais pas le choix. Par rapport à lui, j'étais trop faible pour m'enfuir, et même si j'en avais eu la capacité physique, je savais qu'il me le ferait payer...C'était lui qui m'avait amené jusque là et il pouvait très facilement tout me reprendre... Même si je venais de faire mes preuves.
Je me retrouvais rapidement à moitié nu, à genoux face à lui.
J'avançais sans un mot et m'executais sous ses gémissements et coups de reins qui manquaient à chaque fois de me faire m'étouffer. Mais j'essayais d'éviter la suite ou tout du moins de la retarder...
Mais il m'interrompit et me tira par les cheuveux pour me faire reculer et me mettre à 4 pattes.




{FIN FLASH-BACK}









Je sortai de son bureau 1/2 heure plus tard, perdu, sali, complétement désemparé. Je n'avais aucune idée du comportement a adopter. Je savais juste que je ne dirai jamais à personne ce qu'il venait de se passer. Que je le garderai pour moi, évitant aussi bien de voir ses menaces executées que le mépris des autres.
J'étais néammoins dans un état déplorable et j'avais arrêté de travailler plusieurs semaines, jusqu'à ce que mon employeur menace de me renvoyer et que mes amis et collègues me sortent de là.
Le pire après ces longues semaines d'isolement, c'est que je n'avais toujours pris aucune décision. Finalement le retour au monde extérieur me fit un bien énorme et c'est tout naturellemnt que je décidais de prendre ce qui m'étais arrivé avec légéreté. Après tout ça n'était que du cul et je n'étais pas vraiment du genre prude et innocent.
Cette attitude n'améliora pas franchement les choses. Maintenant ce genre de plans était habituels et je passais régulièrement sous, voir sur, le bureau durant mes heures de pauses.
Et j'avais malgré tout continué a faire comme si de rien n'était...J'avais continué a vivre ma vie, à voir mes amis, ma famille sans rien dire à personne, puisque j'étais persuadé que c'était la meilleure solution. J'arrivais même a me mentir à moi-même et à considérer que me faire sauter par mon supérieur et quelques associés de la boîte etait une banalité qui ne méritait aucun état d'âme particulier.
Jusqu'au jour où j'avais rencontré Daniel...






{FLASH-BACK}





Bill : Bonjour, je suis l'avocat de M. Meyer...Nous avions rendez vous chez lui...Il..est là?

La vielle femme qui m'avait ouvert la porte me laissa entrer et je me retrouvais au milieu d'un hall d'entrée gigantesque tout en marbre avec un énorme escalier d'où je vis descendre un jeune homme d'à peu près mon âge. Il était grand, mince, avec de longs cheuveux blonds clairs et de magnifiques yeux bleus que j'aperçevais à plus de 20m de lui. Un style très BCBG. Maintenant que je l'avais en face de moi, je comprenais mieux pourquoi il avait besoin de mes services... Il avait contacté mon cabinet après avoir porté plainte pour harcelement sexuel. Sa boîte, elle, l'accusait de faute professionelle. Bref en fait tout cette histoire était due aux avances de son patron qu'il avait nettement refusées.
Au départ, je n'étais pas chargé de cette affaire, mais après m'être allégrement fait sauter, on avait finalement décidé de me déleguer l'affaire. Ca, ou le sens de l'humour un peu particulier de mon supérieur qui voulait probablement tester ma capacité à garder le silence sur mon propre cas.
Bien entendu je n'en parlais à personne. De toute façon personne ne pouvait me sortir de ce merdier à part moi. Et je ne pouvais pas démissioner pour le moment.
Je m'avançais vers lui et lui serrais la main...

Bill : Bonjour M. Meyer...
Daniel : Vous êtes M.Kaulitz...?
Bill : Hm...
Daniel : Vous me suivez dans mon bureau...?

Je m'executais et nous rejoingnîmes une pièce tout aussi luxueuse que la précédante. Je ne pouvais retenir une légère exclamation. Je n'étais pas issu des quartiers pauvres et mes revenus m'assuraient un mode de vie très confortable mais je n'étais pas habitué à autant de luxe.
Daniel : Installez vous...
Je m'éxecutais sans stopper mon inspection.

Daniel ; Ravi que la déco vous plaise...
Bill : Désolé...Euh..Pour être très franc, je me pose une question...
Daniel : Allez-y
Bill : Pourquoi vous accrocher à votre poste de cette façon...Vous semblait avoir...des revenus suffisants même sans votre salaire...
Daniel : En fait...il y a plusieurs raisons...Pour commencer, j'adore ce travail, je ne me suis pas senti aussi épanouï depuis des années, et c'est grâce à mon emploi...Pour rien au monde je ne voudrais le quitter...Ensuite c'est une question d'honneur...Je ne peux simplement pas supporter l'idée de m'écraser et de quitter mon job uniquement parce que j'ai refusé de me faire sauter par mon sale pervers de patron...

Je souriais devant sa soudaine familiarité mais sentais mon estomac se nouer à ses mots...Je n'avais visiblement pas son courage.

Daniel : Et pour finir, tout ce que vous voyez ici apparenait à mes parents...Cet éspèce de château qui coûte une fortune à entretenir, est juste un héritage familial...Alors je me permets de vous détromper, j'ai réellement besoin de cet argent.

Ses confidences étaient assez intimes et je me sentais gêné d'avoir posé un question qui l'y avait menée...Je m'empressais donc de changer de sujet.

Bill : Je...J'ai rendez vous cet après midi...Je crois que nous devrions nous mettre au travail immédiatement si nous voulons être au point pour l'audience...
Daniel : Vous avez raison, allons-y...


{...}


2 semaines plus tard


Nous sortions du palais de justice et j'entendis quelqu'un m'interpeller. Je faisais volte face.

Daniel : Maîîîîître! Maître Kaulitz!!! [xDDD]
Bill : M. Meyer...Qu'est ce qu'il se passe?
Daniel : On a gagné!

lâcha-t-il avec enthousiasme
J'éclatais de rire alors qu'il bassait la tête, gêné.

Bill : Oui...Vous doutiez de moi?
Daniel : Quoi ?! Bien sûr que non, je voulais...vous remercier...!
Bill : Je n'ai fait que mon boulot...Et nous avons rendez vous la semaine prochaine pour régler les formalités de l'affaire, ca n'était pas la peine de vous déplacer pour si peu...
Daniel : Je voulais vous remercier maintenant...Et...aussi vous demander si je pouvais vous inviter à dîner...Encore une fois pour vous remercier...

précisa-t-il avec un petit sourire gêné.
Je riais un peu et baissais la tête. Je n'avais que très rarement des relations sociales depuis que toute cette galère avait commencé, 2 mois auparavent. Je n'avais eu aucune occasion de sortir et encore moins pour ce genre de rendez vous...
Mais je ne pouvais pas nier qu'il me plaisait assez...

Bill : Je ne vois pas de raison de refuser...
Daniel : Bien, alors vous connaissez le Cerisier?
Bill : Bien sûr...
Daniel : Alors je vous y attends à 20h30...Ca vous va?
BIll : Parfait...
Daniel : Alors à tout à l'heure!


{...}



Daniel : Et ils sont morts quand j'avais 12ans...J'ai été élevé par Martha, que vous avez apercue la dernière fois, ma gouvernante...
Bill : Au moins vous n'avez pas subi la période conflit parents/enfants [quel tact xD]
lançais-je avec un sourire sarcastique

Ca faisait bientôt 2 heures que nous étions entrain de discuter, et pas une seule fois la conversation n'avait tournée à la drague... Je finissais par me demander s'il ne voulait pas vraiment remercier son avocat et si je n'étais pas à son goût...Je finissais même par me demander s'il était bien gay...Mais les vapeurs de tout l'alcool que nous avions ingurgité aidant, nos regards devenaient de plus en plus appuyés, nos sourires plus nombreux.

Daniel : Vous ne vous entendez pas bien avec vos parents....
Bill : Non...Ils...J'ai toujours eu l'impression qu'ils me reprochaient quelque chose sans pouvoir dire quoi...J'en ai déduit seul que c'était mon homosexualité qui les gênait mais ils ne m'en ont jamais rien dit...

Il eut un petit sourire que je réussissais à repérer malgré mon état peu reluisant. Pas moins que le sien...

Daniel : Depuis quand savez-vous que vous l'êtes...?
Bill : Gay?
Daniel : ...
Bill : Depuis tout jeune en fait....Je devais avoir une quizaine d'années...Et vous?
Daniel : Je n'ai jamais dit que je l'étais...
Bill : Non...Mais je n'ai jamais été invité à ce genre de dîner par un hétéro...

Il releva la tête vers moi et sourit, plongeant son regard dans le mien...

Daniel : Ca vous embête si je préfère qu'on prenne le café chez moi plutôt qu'ici...?

Je lui souriais à mon tour...

Bill : Absolument pas...


{...}



A peine arrivés chez lui, il se jetait sur moi pour m'embrasser, me poussant sur le buffet qui trônait en plein milieu du hall d'entrée. Il continuait de dévorer ma bouche de baisers et de légères morsures tout en commençant à détacher ma chemise. Je me laissais faire et glissais mes mains sur ses hanches pour l'approcher de moi.

Bill : Et ce...café....on...l'oublie?

Demandais-je entre 2 baisers. Il se décolla de moi pour me fixer.

Daniel : Pourquoi, tu as peur de ne pas tenir le coup sans ça...?

J'haussais un sourcil d'un air narquois

Bill : t'inquiètes pas pour ça...

Il se rejetta immédiatement sur ma bouche tout en me retirant ma veste de costume, mais je me figeais, aperçevant quelqu'un derrière lui...

Daniel : Qu'est-ce qu'l y a?
Bill : Daniel il y a...

Il se retourna et tomba face à sa gouvernante.

Daniel : Oh Martha c'est...c'est bon! Vous...vous pouvez aller vous coucher...!

Je baissais la tête, gêné, alors qu'il m'attrapait par la main et m'entraînait vers les escaliers. J'attrapais rapidement ma veste et ma cravate et le suivais à l'étage... Il nous mena directement jusqu'à sa chambre avant de claquer la porte derrière nous avant de me pousser jusqu'au gigantesque lit. J'éclatais de rire devant son empressement tandis qu'il retirait ses propres vêtements.

Bill : Eh ben...tu caches bien ton jeu...
Daniel : Tu trouves que je vais trop vite?
Bil : C'est bon t'en fais pas je vais pas m'effaroucher...

A peine ces mots prononcés qu'il montait sur mes genoux en déboutonnant ma chemise. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire à même sa bouche tandis qu'il m'allongeait sur le dos...Je le laissais détacher mon pantalon et me le retirer et je n'eu même pas le temps de le toucher qu'il se retrouvait en boxer, à califourchon au dessus de moi.
Nous nous embrassions langoureusement quelques minutes avant qu'il se décide à nous débarasser de nos derniers vêtements.
Je gémissais en sentant tout son corps se glisser contre le mien. Bon Dieu, rien à voir avec ce que j'avais eu l'occasion de vivre ces derniers temps.
Je le faisais basculer sous moi et débutais des mouvements de vas et vients au dessus de lui alors qu'il gémissait dans mon cou.
Mes accoups devenaient plus secs et il se stoppa.

Daniel : Putain, vas-y Bill, prends moi..!

Ca fasait un sacré moment que je ne n'avais pas eu le dessus à ce niveau là, je ne me faisais donc pas prier et attrapais ses cuisses pour les remonter contre mes hanches...

Bill : A sec?
Daniel : Vas-y !

Je soulevais son bassin et le pénetrais brutalement. J'avais l'impression de me venger de tout ce que je m'étais pris. Il lâchait de légers cris de douleurs sous mes vas et vient secs mais ne me demandait pas d'arrêter.
Je m'enfonçais donc plus loin en lui, nous arrachant à tous les deux un cri de plaisir. Je m'abaissais pour déposer de longs baisers sur le haut de son torse tout en continuant de le sauter le plus brutalement possible. Nous gémissions tous les deux dans le coup de l'autre et je prenais mon pied comme jamais du moins depuis un sacré bout de temps.
Il finit par jouïr contre moi et je le suivais rapidement avant de m'effondrer à ses côtés, haletant.

Daniel : Oh Bordel...

lâcha-t-il à bout de souffle.

Bill : comme tu dis...

Nous riions légèrement et nous embrassions avant de nous endormir dans les bras l'un de l'autre, sans prendre la peine de nous glisser sous les draps...



{...}





Ce que je regrettais le lendemain matin, quand je me réveillais en sursaut, emmêlé dans les bras et les jambes de mon compagnon, au milieu d'une chambre ensoleillée et aérée par une gouvernante hystérique qui venait d'ouvrir les volets et les fenêtres dans un fracas assourdissant.
Je poussais un petit cri et me précipitais sous les couettes en la fixant d'un air désespéré alors que Daniel ne réagissait même pas, les fesses à l'air et la tête dans l'oreiller. Je relevais la tête vers la gouvernante qui me jeta un regard noir et sorti sans dire un mot.
Je clignais des yeux, surpris et tentais de secouer mon voisin.
Il grogna vaguement et me tourna le dos.

Bill : Daniel!

Autre grognement... Je m'approchais de lui et essayais de le tourner vers moi.

Daniel : Descends, le petit déj' est dans la salle à manger, je te rejoins après...

Bill :Seul?!

Visiblement je ne devais pas en éspèrer plus puisqu'il se retourna sur le ventre et enfoui sa tête dans son oreiller. Eh ben. J'avais trouvé pire que moi au réveil.
Je sortais du lit et decidais de me rhabiller avant de descendre, me doutant que j'allai de nouveau me retrouver face à la charmante compagne de mon amant.
Après avoir enfilé mon pantalon et ma chemise, je faisais ce qu'il avait indiqué. Arrivé dans la salle à manger je me retrouvais devant une table digne d'un buffet de fête. J'aperçevais Martha, la fameuse gouvernante, et me composais un air avenant.

Bill :Bonjour...!

Je m'asseyais alors qu'elle levait brièvement la tête vers moi avant de planter de nouveau son regard dans le meuble qu'elle astiquait.
Ouais...Ok...Je rejettais mes cheuveux en arrière et essayais de faire comme si de rien n'était...
J'attrapais un croissant et commençais à le manger dans le silence le plus complet. Silence qui commençait à peser.

Bill : c'est délicieux...

tentais-je. Cette fois, même pas un regard. Visiblement elle n'appéçiait pas trop les aventures de son petit protégé. Je me raclais distinctement la gorge et récoltais une nouvelle fois un regard assassin.
J'eu le temps de boire une tasse de café avant que Daniel ne me rejoigne, uniquement affublé d'un boxer.
Il s'approcha de moi et enroula ses bras autour de mes épaules, se collant contre mon dos pour déposer un baiser dans mon cou.

Daniel : Déjà habillé?! Dommage...

lâcha-t-il d'un ton charmeur alors que je levais les yeux vers sa gouvernante pour voir sa réaction...
Elle le fixait d'un air bienveillant, un grand sourire sur les lèvres...
D'accord...En clair, c'était moi le gros pervers qui débauchait cette pauvre victime innocente...J'avais l'impression de voir ma mère.
Il alla s'installer face à moi, derrière lui, sa gouvernante me lançait des regards toujours aussi amicaux. Au bout d'un quart d'heure, j'en avais déjà marre. Je me relevais et m'apprêtais à aller rechercher mes affaires.

Daniel : Ou tu vas??
Bill : Je...je rentre...
Daniell : Quoi, déjà?!
Bill : Oui..Je, je travaille cette après midi...
Daniel : Mais tu as encore le temps!
Bill : Mais...Je dois prendre une...douche, et...
Daniel : tu n'as qu'à la prendre ici, avec moi!

supplia-t-il en souriant et en s'approchant de moi.

Bill : Ecoute, je...je préfère rentrer...

Il fronça les sourcils, l'air bléssé.

Bill : Ne t'imagine pas de trucs, on va se revoir. file moi ton numéro...
Daniel : Je...je te l'ai déjà donné...pour le procès...
Bill : Bon écoute je te file mon adresse, tu passes quand tu veux...
Daniel : Tu es sûr?
Bill : Certain..Je vais chercher mes affaires et je file...

Je me penchais vers lui et déposais un léger baise sur ses lèvres mais enroula ses bras autour de moi, approfondissant notre baiser sans gêne.
Je le laissais faire, puiqu'il avait pris l'initiative pour ensuite filer à l'étage prende mes affaires avant de renter chez moi...






{FIN FLASH-BACK}






C'était comme ça que tout avait commencé...A l'époque, physiquement, j'étais très simple. Mon métier l'exigeait. Je n'avais pas renoncé à mes longs cheuveux noirs, vestige de mon adolescence, mais j'avais rarement l'occasion de quitter mon costume/cravate. Depuis, le moins qu'on puisse dire, c'est que j'avais changé. Toutes les folies que je m'étais refusé adolescent, je les avais réalisées, à bientôt 25ans...
Je m'étais fait percer la langue, l'arcade sourcilière, tatué le bas ventre d'une étoile et l'avant bras gauche de ma dernière année de liberté. Depuis mes 18 je ne l'avais plus jamais été [petite adaptation ^_^]
Je glissais ma main dans mon sac pour attraper mon paquet de cigarettes...enfin des 'cigarettes' qui m'aidaient à me détendre pour faire simple...
Mais j'en avais besoin...et Andréas m'en avait procuré...justement je m'approchais de lui...







Suite rapidement...Premières impressions?^^
Pour être prévenu, commentaire sur le dernier article, toujours ;)


Bon, premier chapitre enfin terminé...=)
Il est long je sais, mais je ne voulais pas le couper avant que vous en sachiez plus sur son passé
Au moins, j'en ai (presque) fini avec les Flash Back... ;)
Ah! Et... premier mini-lemon, très résumé mais pas très important pour l'histoire non plus...
Vos impressions?
# Posté le mercredi 07 mai 2008 13:10
Modifié le samedi 17 mai 2008 13:10

Chapitre 2 : Daily Life

Chapitre 2 : Daily Life
Heeey-eyyyy...
Enfin le chapitre 2...
Comme toujours j'attends vos impressioooons...;)
Pour être prévenu, commentaire sur cet article...







Bill : Ca va?
Andréas : Moyennement, je viens de tomber sur un abruti de SM
Bill : Merde! ca va?!...T'as rien?
Andréas : Quelques bleus je suppose...mais ca va, et toi?
Bill : Sale début de soirée, mais j'ai un loyer à payer...
Andréas : Tu te fous de ma geule?! T'as vu tes fringues...? Ton appart'...? Ta moto...?
Bill : On en a déjà parlé Andy, j'ai pas envie de m'engeuler avec toi...
Andréas : Tu pourais prendre un appart' plus petit...
Bill : c'est hors de question...Et si tu le trouves trop grand pour moi ma proposition tient toujours...Je suis persuadé que tu es un colocataire idéal...
Andréas : J'ai pas besoin de ton aide...
Bill : Okok, le message est passé...
Andréas : Tu te fais vraiment payer cher...
Bill : Je sais...Mais pour le moment ca marche... Quand je serai vieux et ridé...
Andréas : Quand tu seras vieux tu ne seras plus là...! Bill tu as de la famille, des diplômes, qu'est ce que tu fiches ici?!
Bill : C'est mon problème...
Andréas : T'es vraiment un gars bizarre... J'ai déjà vu des mecs qui faisaient ca par plaisir mais...
Bill :Puain je fais pas ca par plaisir, vraiment pas!

J'entendis une voiture passer derrière nous et je me retournais par automatisme. Je croisais le regard du chauffeur, une jeune et beau garçon aux yeux sombres qui scrutait le bord du trottoir d'un air plus gêné qu'autre chose. la visière d'une casquette cachait le haut de son visage mais je me doutais que ca pourrait être un 'client agréable'
Il ralentit quand il passa à côté de nous mais il secoua la tête comme pour se ramener à la réalité avant d'accélerer à nouveau.

Bill : Merde...
Andréas : Quoi? tu le connais?
Bill : Nan...Mais j'aimerais bien...
Andréas : T'es vraiment fou! lâcha-t-il en riant
Bill : Je préfère un mec beau, jeune et apparemment friqué que les loosers qu'on se tape habituellement...
Andréas : On fait avec ce qu'on a...
Bill : Ouais...d'ailleurs, justement...

Je me tournais vers un hommme, qui avançait vers nous. Un de mes habitués...Je m'avançais vers lui,laissant Andréas à son...'poste'...

Bill : Qu'est ce que tu veux?
... : Un truc rapide, je veux que tu me suces...
Bill : Ok, file l'argent...

Il connaissait parfaitement mes tarifs depuis le temps. Je répondais d'un ton las.

Bill : 180...
...: tu fais vraiment chier, c'est beaucoup trop cher pour ça...
Bill : si t'es pas content tu vas voir quelqu'un d'autre...

Il soupira fortement et fourra sa main dans sa poche pour en sortir une liasse de billets.

.. : tu sais bien que non, enfoiré...
Bill : Ouais...Arrête de m'insulter...On va où?
...: je suis venu a pieds... Dans le parc...

Génial...Je le suivais quand même et attendais qu'il s'asseye sur une table de pique nique cachée par des arbres.







20 minutes plus tard, je rejoignais de nouveau Andréas, qui commençait à s'impatienter sur le bord du trottoir...

Bill : Bon...Je rentre, j'en ai assez pour la soirée je crois...
Andréas : Ok, on se rejoint demain soir?
Bill : Vers 23h?
Andréas : On sort après...le boulot?
Bill : Si ca a été calme...Aller bonne chance...!

Je m'éloignais et retrouvais ma moto planquée derrière un buisson. Je la chevauchais et me dépêchais de mettre le contact pour m'éloigner le plus vite possible de cet endroit. A peine rentré chez moi et avoir pris une douche, je m'effondrais dans mon lit pour n'en sortir que le lendemain après midi...








Bill : Bonsoir!

lançais-je en m'asseyant près de lui à nos places habituelles. Je jetais un regard alentout et aperçevais un client ponctuel.

Bill : Owww...On va pas traîner je crois...
Andréas : t'as vu quelqu'un?
Bill : Ouais mais c'est bon je me tourne...

Je changeais de siège pour lui tourner le dos et tombais face à un autre homme que j'avais lui aussi l'impression de connaître. Je le scrutai quelques secondes...
Non...Je n'avais jamais couché avec lui...Il était vraiment pas mal, je m'en rappelerais...

Andréas : hey! C'est pas le gars d'hier?!
Bill : Hm?
Andréas : Celui qui n'a pas osé te ramasser...!
Bill : T'as une façon de dire les choses toi...
Andréas : T'as vu comme il te mattait?
Bill : Si tu le dis...
Andréas : Si tu me crois pas lève la tête, il recommence...Tu pourrais aller le chercher toi même...

Je ne me retournais évidemment pas et vidais d'une traite le verre qu'Andréas m'avait commandé...

Bill : Comme si je me tapais pas assez de mecs...

Il m'ignora et continua de l'observer sans gêne

Andréas : En tout cas ton beau gosse friqué m'a tout l'air d'un alcoolique...Il a 4 verres vides face à lui...
Bill : Oui bon arrête de me harceler avec ces gars...On y va, je le sens pas...
Andréas : Ok...

soupira-t-il en se relevant.




Ca faisait 1 heure que nous discutions dehors quand une moto s'arrêta à nos côtés. Nous nous tournions vers le jeune garçon qui en descendait. Il retira son casque et s'approcha de nous la tête baissée, l'air plus que gêné...

... : Euh...Bonsoir...!
Bill & Andréas : Bonsoir...

Il releva furtivement la tête pour me jeter un coup d'oeil.

...: Est ce que je peux vous parler?

Je manquais d'éclater de rire

Bill : Euh oui...Bien sûr...

Il regarda Andréas d'un air embarassé.

Bill : Tu veux qu'on soit seuls?

Je me permettais de le tutoyer parce qu'il paraissait beaucoup, beaucoup plus jeune que moi...

... : Oui, s'il vous plaît...

Je le suivais amusé, et peu habitué à tnat de politesse de la part de clients...

Bill : Qu'est ce que tu fais ici exactement...Tu cherches quelqu'un...?
... : Euh...Je...oui, euh....Il serait possible que...que vous...enfin...que vous veniez chez moi pour euh...euhm...coucher avec moi?

Je souriais devant son air traumatisé

Bill : En théorie, oui..Je peux savoir quel âge tu as...?
.... : Ca a une importance?!
Bill : Pour toi oui, tu n'es pas majeur pas vrai?
...: Je...J'ai 17ans...mais j'ai de l'argent! Et je...je peux vous payer! Enfin je pense...

Bon Dieu je ne pouvais quand même pas me taper un gamin...Ce que je faisais d'habitude n'était pas très moral mais j'avais des limites...

Bill : Ecoute tu es vachement jeune...Tu es sûr de ce que tu fais? De vouloir faire ca avec un prostitué?

Ses joues virèrent à l'écarlate mais il releva la tête vers moi.

... : Oui, oui je pense....

Je soupirais, hésitant...

Bill : Tu as combien?
...: Euh...250¤...

Et j'en avais besoin...vraiment besoin...après tout c'était le prix d'un coup ordinaire....

Bill : Bon...Je veux bien venir chez toi....Tu me files l'argent et on voit pour le reste, ok?

Il hocha la tête. Je retournais vers le bord de la route avec lui et lançais un sourire à Andréas. J'enfilais le casque qu'il me tendait et m'installais dans son dos...Il démarra immédiatement pour m'emmener jusqu'à une petite résidence universitaire...
Il se gara sur le parking de l'immeuble et je le suivais jusqu'à l'entrée...

Bill : C'est ici que tu vis?
.... : La semaine, oui....

Une fois dans le couloir, il ouvrit rapidement sa porte...J'eu à peine le temps de lire son nom....'Eric'
Il me fit entrer et retirer ma veste en cuir...Je lançais un regard alentour et allais m'asseoir dans un petit fauteuil coincé dans un coin de la pièce. C'était petit...un appart' d'étudiant quoi...Je me reconcentrais sur lui, le sentant me fixer...

Bill : Quoi?
Eric : Euh...Rien...Désolé, mais tu....tu ne ressembles pas à...tu sais, un.....
Bill : Ouais, c'est compliqué....Et toi tu ne ressembles pas à mes clients habituels...Tu m'explques ce que tu veux Eric?

Il rougit à nouveau et baissa la tête.

Bill : Si tu me dis ce que tu attends de moi, ca ira mieux tu sais?
Eric : C'est...assez gênant...
Bill : Tu es arrivé en me disant que tu voulais coucher avec moi et c'est ça que tu trouves gênant?!
Eric : Oui...c'est vrai...Je pense que je suis gay...Et j'ai envie de...d'essayer mais....j'ai peur de me planter, de pas être à la hauteur...
Bill : Tu es amoureux?
Eric : Pas vraiment...Mais je veux pouvoir être sûr de moi..Et je savais pas quoi faire...
Bill : Donc tu fais appel à quelqu'un qui se fiche de tes compétences....
Eric : Exactement....
Bill : Ca me paraît correct....
Eric : Alors c'est d'accord?! lâcha-t-il avec un grand sourire

J'éclatais de rire devant son enthousiasme.

Bill :Tu m'as payé...Je n'ai plus de raisons de refuser....

Je me levais et m'approchais de la table où il s'était assis....

Bill : Mais tu ne m'as pas payé pour toute la nuit....Je vais devoir m'en aller donc il faudrait peut-être qu'on passe aux choses sérieuses...

Il rougit encore et baissa la tête vers moi...il était encore plus grand que moi...et tout aussi mince....

Bill : Alors, qu'est ce que tu veux de moi....?
Eric : Est-ce que....est-ce que j'ai le droit de...t'embrasser?

demanda-t-il en baissant un peu plus la tête vers moi. Je lâchais un grognement et me détournais.

Bill :Pas sur la bouche, je préfère pas....

Il m'attrapa l'avant bras et s'avança encore vers moi pour déposer ses lèvres dans mon cou. Il entreprit doucement de couvrir ma mâchoire de baisers et je me laissais faire, basculant ma tête en arrière. Jusque là il s'en sortait plutôt bien. Dans d'autres circonstances je me serais laissé aller avec plaisir. Mais comme à chaque fois, même qiand un clien était..."agréable" je ne ressentais aucun plaisir. Comme si le fait d'être payé m'empêchait purement et simplement de ressentir quoi que ce soit. Mais au moins lui ne trouvait pas que me tabasser était ce qu'il y avait de plus jouissif et j'appréciais assez....
Il me fit reculer jusqu'à son lit, installé dans la seule et unique pièce de "l'appartement". Je m'y laissais tomber avec lui, il me fit passer au dessus de ses jambes et je me retrouvais à califourchon au dessus de lui....

Bill :Qu'est ce que tu veux? Que ce soit moi qui te prenne?

Il hocha la tête

Eric: Ca fait mal?
Bill : Je ferai en sorte que non....Tu as ce qu'il faut?
Eric : Oui....
Il s'éloigna de moi pour ouvrir sa table de chevet alors que je retirais mon t-shirt, n'ayant pas l'intention de faire traîner les choses. Il revint près de moi et je le plaquais sur le lit, m'allongeant au dessus de lui. Ses mains glissèrent immédiatement sur ma peau, caressant doucement mon dos. J'allais lui retirer ses vêtements quand il se redressa sous moi, avec l'intention évidente de m'embrasser. Je me reculais brusquemment.

Eric : Merde, désolé! J'avais oublié...!
Bill : C'est bon...

Je reprenais mon activité et nous nous retrouvions rapidement en sous-vêtements à nous caresser mutuellement. Sa respiration s'intensifiait de seconde en seconde et je sentais son bas ventre s'éveiller sous moi. Ses mains s'égaraient dans mes cheuveux et son regard était brûlant.

Eric :Tu es vraiment superbe...Maintenant je suis sûr que ca va aller...

Je lui souriais et me relevais pour enfiler un préservatif. Le fait de ne pas prendre de plaisir ne signifiait pas que je n'en avais pas envie...Seulement, un sentiment de frustation me tiraillait depuis bientôt 4 mois....Jamais je n'étais vraiment satisfait...mais ca me permettait au moins de recommencer autant de fois qu'il le fallait...

Bill : Il vaudrait mieux que tu te retournes non?
Eric : Non! Je préfère te voir!
Bill : Okay...

Je soulevais son bassin pour lui retirer son boxer et glissais mes cuisses par dessous les siennes. J'attrapais ses hanches et donnais un coup de bassin pour le pénétrer doucement.

Eric : Aaaah...Aïe...

Je me retirais lentement

Bill : Désolé, ca va?
Eric : Vas-y!

Je recommençais et entrais cette fois complétement en lui, essayant de passer outre ses gémissements de douleur et je poussais toujours plus, soupirant de plaisir.

Bill: C'est bon?
Eric : Putain oui...Tu...peux y aller....

Je me retirais doucement pour entamer un lent vas et vient sous ses légers haletements.

Eric : Plus vite...

J'obéissais et accélerais mes allées et venues en lui, commençant moi aussi à gémir. Ses gémissements à lui se muaient plutôt en cris et il jouït très rapidement. J'allais me retirer mais il me retint.

Eric :Tu n'as pas fini...Vas-y...

Il était tellement rare qu'on s'intéresse à mon propre orgasme que je décidais d'en profitais. Je ne reprenais mes mouvements de manière plus rapide, lui arrachant de légers cris, et je ne tardais pas à le suivre.
Je m'allongeais ensuite à ses côtés le temps de reprendre mon souffle, puis je me rhabillais.

Eric : Tu t'en vas déjà...?
Bill :Ouais... La nuit n'est pas terminée pour moi....
Eric : Hm... Merci en tout cas...
Bill :De rien, je n'ai fait que mon travail... lâchais je d'un ton ironique
Eric :Vraiment beaucoup mieux que ce que je croyais....
Bill : Tant mieux si ca t'as plu....lâchais je d'un ton morne

Comme d'habitude, au moment de quitter un client, cette lassitude, ce dégoût de moi et de mon propre corps revenait me percuter en pleine face. Je continuais néammoins d'enfiler mes fringues et me relevais.
Je me tournais vers lui, qui me fixiat, allongé dans son lit, l'air pensif...

Bill : Quoi? Tu regrettes déjà de l'avoir fait avec une pute?
Eric : Pas du tout...Je ne suis pas complétement débile, je savais bien que tu ne resterais pas toute la nuit à me faire des bisous mais....tu es tellement différent de ce que j'avais imaginé...
Bill : Comme quoi il ne faut pas croire tout ce qu'il se dit....

lâchais-je en enfilant ma veste et en retournant m'asseoir sur son lit.

Bill : J'voudrais pas te presser mais c'est toi qui m'a amené...
Eric : Ah oui, merde!

Il se leva en vitesse et ré-enfila ses fringues.

Eric : Ca t'arrive jamais de rester plus longtemps avec un client?
Bill : Si... Mais c'est plus cher....

Il grimaça

Eric : Ok ok je te dépose....

Quelques minutes plus tard j'étais de retour à ma palce, sur ce bon vieux trottoir, mais cette fois Andréas était absent....

Bill : Bon si tu te sens seul tu sais où me trouver...

lâchais-je avec un sourire sarcastique.

Eric : Oui...Qui sait? Peut-être à bientôt...Et merci pour le reste...

Il redémarra me laissant à nouveau seul. Comme toujours. Paradoxalement je n'avais jamais cotoyé autant d'hommes que ces 4 derniers mois mais je ne m'étais jamais senti aussi seul et vide. Dans les rares moments où j'essayais d'analyser mon comportement 'débile' comme disait Andréas, je me disais que ce 'vide' me permettait de ne plus ressentir la même chose que durant la période de dépression qui avait suivi mon renvoi.
Dépression dans laquelle j'étais résté plongé de longs mois et qui avait engendré ma rupture avec Daniel.


{ FLASH-BACK : 6 mois plus tôt }






Voilààà...Dernier flash-back au prochain chapitre donc...
Ici première apparition de 2 personnages importants...J'éspère que vous les avez repérés ^^
Encore un lemon trèèès court...Mais bon le pauvre ne prend absolument pas son pied et je ne vois donc pas d'intérêt à traîner sur les détails xD


Reponse aux commentaires ^_^
1/ Merci
2/ Merciiii
3/ Ca fait plaisir d'avoir enfin quelques lecteurs xD
4/ Eric...n'est pas vraiment important pour l'histoire non...^^ Bon le premier est Andy, logique...Le 2ème n'a fait qu'une apparition mais...quand même...=D



# Posté le samedi 17 mai 2008 05:50
Modifié le vendredi 06 juin 2008 13:54

Chapitre 3 :

Chapitre 3 :
Voici donc le 3ème chapitre...Il n'est pas encore entier, j'éditerai au fur et à mesure, à vos commentaires ^^




Daniel : Aller Bill bouge! Habille-toi au moins!
Bill : Pourquoi tu veux que je m'habille? J'ai pas de raison de sortir ...
Daniel : Ca doit faire trois semaines que tu traînes en boxer! Remue-toi un peu!
Bill : Vas te faire foutre Dan ... Je fais ce que je veux de ma vie.
Daniel : Je sais que c'est pas facile pour toi en ce moment ... Mais reprends toi! Sors! Vois des gens!
Bill : Voir QUI ? Mes anciens collègues ?!
Daniel : J'en sais rien, on pourrait sortir rien que tous les deux?! Aller voir un film!
Bill : J'ai pas envie de sortir ...
Daniel : Tu n'as envie de rien Bill! Même pas de moi! Quand on couche ensemble, j'ai l'impression de faire ça seul!
Bill : Ca doit être une expérience intéressante ...
Daniel : Tu te fous de ma gueule en plus! J'en ai marre de tes conneries Bill!
Bill : De toute façon, j'ai pas de tune à claquer ... J'ai plus de boulot, je sais pas si tu te rappelles ...
Daniel : C'est pas une raison pour passer tes nerfs sur moi je n'y peux rien !

Je lui lançais un regard noir.

Bill : Ah ouais ?! Et pour qui j'ai fait tout ça d'après toi ?! Pour quoi j'ai porté plaine ?! Pour qui j'ai fait ce putain de procès qui m'a coûté ma place ?! POUR QUI BORDEL SI C'EST PAS POUR TOI ?!
Daniel : Tu aurais préféré continuer à te faire baiser par tous les mecs qui passaient ?!
Bill : Putain oui j'aurai préféré ! Je supportais ! J'en avais plus pour longtemps à pouvoir démissionner ! J'aurai ouvert mon propre cabinet, j'aurai eu ma propre clientèle et tour aurait roulé ... Et maintenant où est-ce que j'en suis ?! Je suis un pauvre malade mental qui fait un procès à son patron pour lui extorquer de l'argent en inventant une histoire de harcèlement sexuel !!! Hurlais-je en me levant pour lui faire face.
Daniel : Bordel si tu te plaisais tant que ça dans ta merde Bill Kaulitz, il fallait le dire ! Ou plutôt non ! Il ne fallait pas m'en parler ! Il fallait continuer à faire la pute pour ton supérieur et ne pas essayer de te mettre en couple !!!
Bill : C'est comme ça que tu me vois ?! Une pute ?!
Daniel : C'est exactement pour ça qu'on te prenait Bill !!! Et c'est pour ça que j'ai voulu t'aider ! Je t'aime bordel !!!
Bill : Si tu savais ce que j'en ai à foutre au point où j'en suis ...

Je reçu une gifle violente qui fit bourdonner ma tête quelques secondes puis je relevais la tête vers lui. Ses yeux brillaient de colère et de tristesse mais ça ne m'atteignait même pas ... Même plus ...

Daniel : Si ça t'importe à ce point Bill, je ne vois pas pourquoi je resterais ...

Il fit volte face et se dirigea vers la sortie.

Daniel : ... quand tu seras décidé à te secouer ou à recevoir mon aide, tu m'appelleras ... d'ici là, je crois pas qu'on ai encore grand-chose à se dire ...

Bill : C'est ça ... Tu reviendras quand tu auras envie de te faire sauter, comme d'habitude ... Et c'est moi qu'on traite de pute.

Il laissa s'échapper un léger cri choqué et me lança un regard blessé avant de sortir de l'appartement. Je me laissais à nouveau tombé dans le canapé et fixais de nouveau l'écran d'un air vide, comme si rien ne s'était passé.


{ FIN FLASH BACK }




Ca n'était pas la fin de notre relation. Nous nous étions revus ... De nombreuses fois ... Mais chaque fois ça se terminait de la même façon ... Après qu'on ait couché ensemble il essayait de parler, de me faire réagir et nous nous disputions. Au bout d'un certain temps il avait fini par se rendre compte qu'il ne parviendrait pas à me sortir de là puisque moi-même je le souhaitais pas. Du jour au lendemain il avait disparu et je n'avais pas cherché à le retrouver, sachant que je ne méritais plus rien de lui, et qu'il interpréterait mon retour comme une étincelle d'espoir. Mais j'étais déjà tombé bien trop bas. Bien que je ressente toujours des sentiments pour lui, je n'étais plus capable de rien et je ne pouvais plus rien lui apporter de bon ...
En clair, pour survire, j'avais choisi la seule qualité qu'on m'avait reconnu depuis le début ... Pas besoin de vous faire un dessin. Avec du recul, je me demandais si ça n'était pas le fait que la seule personne à qui je tenais m'avait traité de pute qui m'avait fait en arriver là ...
En tout cas, s'il était la cause ou non de tout ceci, jamais il n'avait su ce que je faisais désormais, et jamais il ne le saurait. Les regards de pitié qu'il me lançait à l'époque m'avaient fait suffisamment souffrir et je n'imaginais même pas son expression s'il apprenait ce que j'étais devenu.
Pas lui. Pas la seule personne qui n'avait jamais compté pour moi. Je n'avais jamais été proche des amis ... Ni de ma famille ... J'avais toujours ressenti un sentiment de solitude ... Même si je ne pouvais pas le considérer comme mon âme s½ur, Daniel avait été le seul à combler ce manque pendant un temps. Et comme je n'espérais plus rien de la vie je voulais qu'il garde une image digne de moi, même s'il ne m'avait pas connu au meilleur de ma forme.
Alors que je réfléchissais, un homme s'était arrêté prés de moi et m'interpella. Sorti de mes pensées, je l'envoyais chier, attendant le retour d'Andréas. On avait instauré cette « mesure de sécurité » depuis longtemps maintenant. On ne partait pas tant que l'autre n'était pas revenu à part si le client avait vraiment l'air clean. Avec Eric par exemple, il n'avait pas pris le temps de m'attendre. Mais là, sans info, je préférais attendre son retour ...





Presque 2 heures plus tard, il n'était toujours pas revenu et je m'inquiétais sérieusement. Alors que 3 heures approchait, une voiture s'arrête à nouveau à côté de moi. Prêt à envoyer chier un hypothétique client, je sursautais en voyant Andréas sortir de la voiture d'une démarche peu assurée. Je me précipitais vers lui et il s'accrocha à moi, chancelant.

Bill : Andréas qu'est-ce qu'il se passe ?! Ca va ?!
Andréas : Ouais ouais ouais ... Ca va bieeeeen ...
Bill : Andy t'as bu ?!
Andréas : Na-nooooooon ...

Je relevais sa tête vers moi et examinait ses yeux.

Bill : putain t'es complètement déchiré ... soupirais-je en l'emmenant vers un banc du parc.
Andréas : Possible ...
Bill : T'es con de faire ça Andréas ...
Andréas : C'est ça ouais ... Ouvre ton sac un peu pour qu'on rigole hééééé ... Fais voir tes clopes à tonton dydy ... !
Bill : C'est pas un joint qui va me tuer abruti ! Qu'est-ce qui t'as pris ?!
Andréas : Sais pas ... M'as fait sniffer c'était trooooooop bon ...
Bill : Ca, avec ta tête, j'avais compris.
Andréas : Bill ?
Bill : Quoi ?
Andréas : Je t'aime.
Bill : Ouais d'accord je vais pas bosser de la soirée en clair avec tes conneries.
Andréas : C'est pas grave ! On va baiser à deux ! Tu me paye, je te paye !

Il éclata de rie, trouvant apparemment très drôle ce qu'il venait de dire.

Andréas : Ah non ! T'es plus cher que moi !
Bill : On n'a pas les mêmes valeurs que veux-tu ...
Andréas : Z'ale con ! Je suis un trééééés bon coup !
Bill : Je n'en doute pas une seconde ... Bon tu te rappelles où tu habites ?

Il hausse les épaules en secouant la tête.

Bill : Ok ... Aller ... Zou ... A la maison.

Je le soulevais pratiquement pour l'amener jusqu'à ma moto et je l'appuyais contre un arbre pour pouvoir monter dessus.

Andréas : Waaaaaah l'est belle ! Où on va ?
Bill : Dans ton cul, aller monte ! Si tu peux ...

Après trois essais, il parvint à s'installer derrière moi et je mettais le contact.
Bill : Accroche-toi blondinet ...

Je démarrais brusquement et l'entendais couiner derrière moi. Il resserra sa prise autour de ma taille et je le conduisais jusqu'à mon appartement où nous passions tous les deux la nuit ...





Je me réveillais, sentant quelque chose me pincer la cuisse.

Bill : Aïe !!!
Andréas : Tu me dois 350 Euros.
Bill : Pardon ?
Andréas : Tu m'as gardé toute la nuit, c'est 350 Euros ...
Bill : Tu devrais vraiment penser à faire augmenter tes prix ...
Andréas : Pourquoi, t'as tant aimé que ça ?
Bill : Abruti ...

Soupirais-je en me levant.

Bill : Déjà 16h00 ?!
Andréas : Ca va on ne part qu'à 23h00 ...Bill : C'est peu pour me préparer ...
Andréas : Tapette ... Bill : Je te retourne le compliment ... Et au fait ! Je retire ce que j'ai dit !
Andréas : C'est-à-dire ?
Bill : Je ne veux plus que tu viennes habiter ici, tu n'es finalement pas un colocataire idéal ...
Andréas : Pourquoi ce soudain revirement ? Alors que tu me harcèles depuis un mois !Bill : Tu ronfles, tu bouges, tu prends la couette, tu parles ... Je comprends mieux pourquoi aucun de tes clients ne veut passer la nuit avec toi !
Andréas : Connard !

Lança-t-il en me jetant un oreiller. Je m'enfuyais dans la cuisine et nous nous chamaillons quelques minutes avant de décider d'aller faire des courses pour nous préparer, pour une fois, un bon repas.




Je sais c'est court...Mais période de révision pour le Bac exige ^_^
Le chapitre ne s'arrête donc pas là, j'édite plus tard!
# Posté le mercredi 04 juin 2008 15:49
Modifié le mardi 10 juin 2008 13:25